Ne me laisse pas
 
C'est quand l'amour lui a fait mal qu'elle est tombée de haut ...

 Ne me laisse pas C'est quand l'amour lui a fait mal qu'elle est tombée de haut ...
Montage fait par Elle ♥ ;
Déco fait par Elle ♥ .
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Bienvenue .


Il y a maintenant environ un an que l'envie d'écrire une fiction ce faisait de plus en plus présente.
Ça vous est déjà arrivé qu'un passe-temps devienne votre passion, un énorme morceau de votre vie ?

Je vous présente donc ;
Ne me laisse pas .


Savourez, dégustez.
Entrez dans mon monde sans limite.



_____________________________


Pour être prévenue par mail, c'est ici .


Postés : Prologue .
______ Chapitre 1 .
______ Chapitre 2 .
______ Chapitre 3 .
______ Chapitre 4 .
______ Chapitre 5 .
______ Chapitre 6 .
______ Chapitre 7 .
______ Chapitre 8 .
______ Chapitre 9 .
______ Chapitre 10 .
______ Chapitre 11 .
______ Chapitre 12 .
______ Chapitre 13
.
______ Chapitre 14 .
______ Chapitre 15 .
______ Chapitre 16 .
______ Chapitre 17 .
______ Chapitre 18 ; 1ere partie . New.

# Enviado em Domingo 10 Maio 2009 09:53

Modificado em Sexta 30 Outubro 2009 18:48

 
Prologue .
 

 Prologue .


« Laisse moi t'oublier. Oublier nos souvenirs, oublier notre histoire. Cette chose qui me hante, qui me tue.
-Comment pourrais-je te laisser faire ça ?
-Es-tu égoïste à ce point ? Ne souhaites tu pas mon bonheur ? Je t'en pris, Gabriel. Laisse moi vivre, libère moi de toi.
-Tu m'aimes. Cet amour est si fort que tu ne peux le contrôler et ça te rend dingue. Avoue le, Kat. »

Que lui répondre ? Moi qui pensais me connaître, qui pensais ne jamais pouvoir aimer. Me voilà prisonnière. Prisonnière de mes propres sentiments. J'avais tenté d'ignorer l'ampleur qu'avaient pris mes sentiments, en vain. J'ai pris goût à ses lèvres. Je ne pourrais pas l'oublier. Qui aurait cru que moi, Kathy Learner savait aimer ?


# Enviado em Sexta 12 Junho 2009 14:32

Modificado em Sexta 17 Julho 2009 08:40

 
 Chapitre 1 :
« Résultat bilan : Envie de partir en courant . »

  Chapitre 1 :« Résultat bilan : Envie de partir en courant . »
Retour en arrière, quelques mois auparavant...

Nous ne choisissons pas toujours les tournures que prend la vie. Cette fois ci, j'ai choisis, j'ai décidé. J'étais en ce moment même à l'aéroport, en train d'attendre mon retardataire de père. Je me mordillai légèrement les lèvres, ce qui montrait que j'étais nerveuse. Quand je sentis une main sur mon épaule, je sursautai en poussant un léger cri. Mon portable que je tenais à la main tomba. Un simple signe de ma maladresse habituelle. Une main, plus rapide que la mienne, le ramassa et me le tendit.
« Je te retrouve bien là, ma Kathy ! Toujours aussi maladroite. Un défaut que tu tiens de ta mère, évidemment. ». Mon père. Encore en train de critiquer ma mère. Je poussai un faible soupir et lui fis une bise. Plus par politesse que par affection. Grégory, mon père me dévisagea longuement, ce qui me gêna.

- Tu as drôlement changé, Kat.
- Papa. Ça fait plus de cinq ans que tu ne m'as pas vue, c'est normal que j'ai changé.
- En effet. Excuse moi de mon idiotie mais c'est fou, tu ressembles de plus en plus à ta mère. Je suis très heureux que tu sois parmi nous.

Le "nous" me fit presque sursauter. Je me rappelai la conversation que j'avais eu avec ma tante avant de prendre cet avion pour quitter ma ville natale. "Les jumeaux sont adorables. Ils se ressemblent beaucoup aussi. D'ailleurs, ils te ressemblent aussi Kat." Voyant que je faisais une grimace, elle m'avait donné une légère claque sur le sommet de ma tête. Le fait que mon père ait d'autres enfants m'avait poussé à ne pas lui rendre visite pendant beaucoup de temps. Non que je sois jalouse mais le sentiment d'être grande s½ur me fait peur, tout simplement. Il mit son bras sur mes épaules et m'entraîna vers le parking. Je vis immédiatement une femme blonde adossée à la voiture de mon père. Je reconnus la voiture car il avait la même depuis un bout de temps... Lorsque nous étions assez près de l'auto, la blonde me sourit. Elle était horriblement jolie, comme sur les photos que m'avait envoyées mon père. Ses cheveux blonds lui tombaient sur les épaules. Elle me tendit une main que je serrais. Elle avait un sourire magnifique. Je la toisai malgré tout, mon mauvais caractère prenant le dessus. Mon père toussota, sûrement pour attirer mon attention.

- Kathy, je te présente ma femme, Maud. Maud, voici ma fille.
- Bonjour, dis-je de ma voix glaciale, Papa ? On peut y aller ?
- Bien sûr, chérie.

Il finit de mettre mes valises dans le coffre. Maud rentra dans la voiture. J'en profitai pour dire deux mots à mon père.

- Ça fait combien de temps que vous êtes mariés ?
- Ça fait presque deux ans.
- Oh... tant que ça ?
- Oui, s'esclaffa t-il, mais tu avais refusé de venir au mariage. Tu ne te rappelles pas ?
- Pas vraiment, non.

Il me sourit tendrement. J'entrais dans la voiture en même temps que mon père. Le trajet se déroula sans un mot. Que dire ? Je redoutais le moment où j'allais voir les enfants de mon père. Je ne les avais jamais vus. Une fille et un garçon de 3 ans. Lorsque la voiture s'arrêta, j'en conclus que nous étions arrivés. J'en sortis rapidement. Je restais bouche bée devant la beauté de la maison de mon père. Il avait déménagé depuis la dernière fois, évidemment. Besoin de plus de place... Nous entrâmes et je fus étonnée de ne pas voir les petits.

- Où sont vos enfants ? Enfin... Mon frère et ma s½ur.

Ca sonnait faux dans ma bouche. Maud me sourit et je me rendis compte que je n'avais toujours pas entendu le son de sa voix.

- Ils sont chez ta tante, dit-elle, on a pensé que tu aurais préféré être seule pour ton premier soir.
- Oh c'est... gentil. Merci de l'attention. Mais je vais avoir ma propre chambre, non ?
- Si, bien sûr.

Grégory prit mes bagages et s'engouffra dans les escaliers. Je le suivis. Sur une porte je vis d'écrit : « Kathy », j'en conclus donc que c'était ma chambre. Les murs étaient de couleurs noir et blanc, deux couleurs qui se mariaient très bien ensemble. Un lit tout simple, un bureau se trouvait à ma gauche avec un ordinateur portable. Une grande armoire, trop grande pour le peu que j'avais rapporté, et un joli tapis que réchauffait la pièce. J'avais même ma salle de bain personnelle ! Je remerciai mon père et il sortit de la pièce pour me laisser m'installer.
Lorsque je finis, je descendis guidée par l'odeur de la nourriture.

- Tiens, tu tombes bien. J'allais t'appeler pour manger.

Je souris et m'assis sur une des chaises. En mangeant, je me demandai à quoi ressemblerait ma nouvelle vie.

- Kat, je sais que les jeunes détestent parler de ça mais je t'ai déjà inscrite au lycée.
- Bien, bien... je commence quand ?
- Demain, ça ne te pose aucun problème ?
- J'ai 16 ans papa. Pas 5.

Il me sourit et notre discussion s'en tint la. Quand je finis de manger je retournai dans ma chambre afin d'envoyer un mail à ma mère. Je lui avais promis de le faire.
Mon mail envoyé, je me couchai ne sachant pas ce qui m'attendrait le lendemain.

# Enviado em Domingo 10 Maio 2009 11:08

Modificado em Domingo 06 Setembro 2009 09:49

 
Chapitre 2 : 
« J'avais maths, la journée commençait mal. »

 Chapitre 2 : « J’avais maths, la journée commençait mal. »
Mon père me réveilla le lendemain matin à 6h30. Conscient qu'il fallait m'éviter à mon réveil, il ne s'attarda pas. Je filai à la douche et enfilai un jean et un tee-shirt. Je descendis rapidement les escaliers et allai dans la cuisine ou mon père et Maud déjeuner déjà.

- Bonjour Kathy ! Que veux-tu pour déjeuner ? me demanda Maud, d'une voix encore endormie
- Rien, merci quand même.

J'avais l'estomac noué. L'idée de devoir affronter un nouveau lycée, de nouveaux visages me faisait peur. J'étais assez banale, des cheveux bruns me tombant à la moitié du dos, des yeux bleus clair. J'étais assez petite, 1m55, mes amis me dépassaient d'une ou voire deux têtes.

- Kat, on va bientôt y aller, il est 7h25.
- Oh... Oui.

Je m'assis sur la dernière marche de l'escalier afin de nouer mes converses. Maud passa à côté de moi et me fixa.

- Tu sais Kathy...
- Kat, la coupais-je
- Kat, reprit-elle, j'espère vraiment que nous allons bien nous entendre.

J'hochai la tête et elle fila.

- Come on ! ricana mon père, voyant ma lenteur le matin.

Je lui tirai gentiment la langue et nous partîmes. Je dois avouer que Metz, ma nouvelle ville, me changeait vraiment de la Corse, là où j'habitais avec ma mère. Lorsqu'on arriva devant le lycée, mon père me lança un sourire d'encouragement. Il me dit que je mangeais à la cantine, ça ne changerait pas mes habitudes. Je pris mon sac et sortis de la voiture. Ne sachant pas où aller, je suivais des étudiants. Je tentais de prendre un air sur de moi, mais ma démarche hésitante devait prouver à quel point j'avais peur. Arrivée à l'intérieur du bâtiment, je vis un grand bureau. « Secrétariat ». J'entrai.

- Bonjour, saluai-je la secrétaire, je suis nouvelle ici et j'aimerais avoir mon emploi du temps...
- Bonjour. Kathy Learner, c'est ça ?

J'hochai la tête.

- Bon, tout d'abord bienvenue, poursuivit-elle un sourire aux lèvres, voilà ton emploi du temps.

Je la remerciai et la sonnerie retentit. Je sortis du secrétariat et jetai un coup d'½il aux papiers qu'elle venait de me remettre. J'avais maths, la journée commençait mal. En bougonnant je cherchai la salle 212. Lorsque je l'eus trouvée, j'allai voir le professeur. Il me salua chaleureusement et m'indiqua une place sans me demander de faire une présentation devant la classe. Ce qui me rassura. Ma nouvelle voisine de classe me sourit.

- Salut !
- Salut, lui répondis-je
- Kathy Learner, c'est ça ?
- Oui, c'est bien moi. Mais appelle moi Kat, je préfère.

Elle me sourit.

- D'accord. Moi c'est Lindsey. Sois la bienvenue à Metz !
- Merci.

Elle secoua ses cheveux blonds et pivota la tête vers le professeur. Je décidai d'écouter le cours. Mais comme ils étudiaient un sujet sur lequel j'avais déjà travaillé dans mon ancien lycée je reportai mon attention sur Lindsey. Elle mordillait un crayon et prenait des notes de temps à autre sur un petit carnet rose. Je louchai sur le mien, la couverture étant recouverte d'écriture de mes amis. Soudain la nostalgie me tomba dessus et j'eus une boule dans la gorge. Lindsey qui avait suivi mon regard se mit à lire chaque mot de ma couverture. Elle me regarda et rit.

- Tes amis ont l'air d'être sympa !
- Ils le sont, lui répondis-je en essayant de sourire, mais ils me manquent.
- C'est compréhensible. Tu voudras manger avec moi et mes amis ce midi ?
- Bien sûr. Merci Lindsey, c'est gentil.

Elle me sourit et le professeur nous rappela à l'ordre. Pour mon plus grand bonheur, la sonnerie retentit. Lindsey me demanda quel cours j'avais, en louchant sur mon emploi du temps je lui répondis que j'avais Biologie. Elle grimaça et me souhaita bonne chance. En allant à la salle, un garçon m'interpella :

- Salut, la nouvelle !
- Heu... Salut, machin !

Il rit, ne prenant pas ma réponse pour de l'arrogance.

- Appelle moi Erwan. Et toi, petite, ton prénom ?
- Kathy mais appelle moi Kat. Et d'abord, tout ce qui est petit est mimi ! risquai-je
- En effet, ricana t-il en me faisait un clin d'½il, quel cours tu as Kat ?
- Biologie, soupirais-je, et toi ?
- Bio aussi ! Tu n'auras qu'à te mettre à côté de moi.

La fin de la matinée passa extrêmement vite. J'étais devenue amie avec Erwan qui, en cours m'avait fait beaucoup rire. Lindsey aussi était adorable. Le midi je mangeai avec elle et Erwan, accompagnés de leurs amis dont je ne mémorisais pas tous les prénoms.
J'étais assise à côté de Erwan qui me faisait rire. Il jouait toujours avec son piercing à la langue et je lui confiai que j'aurais voulu en avoir un.

- Mais ça ne gêne pas pour...embrasser ? m'enquis-je
- Non, me répondit il en riant légèrement, tu veux essayer ?

Je rougis et je lui ébouriffai ses cheveux bruns. A ce moment, la porte du self s'ouvrit et une bande de fille entra. J'entendis Lindsey soupirer.

- Elles c'est ... Les filles les plus populaires. Tu vois le genre ? Les filles qui aiment les relations d'un soir et mettre des jupes qui ne cachent rien ! m'expliqua t-elle, son air catastrophée me fis rire
- En effet pour les jupes... Erwan, arrête de baver ! ricanais-je bêtement.

La journée passa assez rapidement et de nombreuses fois j'eus l'impression que Erwan me draguait. Ce qui me faisait rire en mon for intérieur. Mais après tout, ce n'est qu'une impression. L'idée qu'on puisse s'intéresser à moi m'étonnait. Quand la sonnerie marqua la fin de la journée, Lindsey m'accompagna jusqu'à ma voiture.

- Demain ton père t'emmènera ou tu viendras à pied ?
- Je ne sais pas. Pourquoi ?
- Je peux venir te chercher à pied, si tu veux.
- D'accord. Tu sais où j'habite, au moins ?

Nous étions à côté de la voiture. Mon père baissa la vitre.

- Oh, bonjour Lindsey ! claironna t-il

J'écarquillai les yeux afin de montrer mon étonnement.

- Bonjour Grégory. Je ne savais pas que Kat était ta fille. Donc c'est elle ta fille aînée dont tu nous avais parlé ? (Elle rit) En effet, elle est géniale.

Je rougis et elle se tourna vers moi pour me dire qu'elle venait me chercher le lendemain matin. Elle fila avant même que mon père et moi puissions dire quelque chose.

- Sacré Lindsey, marmonnais-je.
- C'est une chouette gamine. Ses parents aussi, sont géniaux. De bons amis.

Rentrée à la maison, je constatai que les jumeaux n'étaient toujours pas là. J'allai dans ma chambre afin de faire mes devoirs. Je pris ma douche et nous mangeâmes. J'eus la flemme d'envoyer un mail à ma mère pour lui raconter ma première journée dans mon lycée. J'appelai ma cousine afin de tout lui expliquer. Ma belle-mère, mon père, Erwan, Lindsey. Sans oublier la bande de fille populaire. Je me couchai, sereine cette fois.

# Enviado em Quarta 13 Maio 2009 08:42

Modificado em Segunda 26 Outubro 2009 18:10

 
Chapitre 3 : 
« J'eu le souffle coupé. Il était beau comme un dieu. »

 Chapitre 3 :  « J’eu le souffle coupé. Il était beau comme un dieu. »
Le lendemain matin, je me trouvai seule dans la cuisine à préparer mon petit-déjeuner. Mon père était partie tôt le matin pour son travail, il avait une réunion « très très importante ». Quant à Maud, elle était partie chercher les jumeaux chez ma tante. Je n'avais pas compris pourquoi elle était partie si tôt et j'en conclus que c'était afin de ne pas rester seule avec moi. Je mettais mon bol dans le lave vaisselle comme me l'avait demandé mon père avant de partir en coup de vent. Je montai dans ma chambre afin d'enfiler un jean, un tee-shirt noir et un petit pull gris en V au dessus. Je mis mes converses, prit mon sac et sortis de chez moi avant même que Lindsey arrive. Je m'assis sur une marche du perron et l'attendis patiemment. Elle arriva décontractée, elle avait attaché ses cheveux blonds en une queue de cheval et la couleur de son pull faisait ressortir celle de ces yeux. J'éprouvai une pointe de jalousie, Lindsey était vraiment très belle. Nous nous fîmes la bise comme si c'était une habitude et nous partîmes vers le lycée, heureusement, ce n'était pas loin. Arrivées devant le lycée, Erwan vint vers nous un sourire au lèvre et je ne pu m'empêcher de penser qu'il était beau lui aussi. Avec sa moue enfantine. Il me fit la bise en posant sa main sur ma taille. Je tentai d'ignorer ce geste amical mais le feu me monta tout de même aux joues. Il dut le remarquer car il me fit un sourire espiègle. Lindsey partit de son coté après que nous nous soyons fixés un rendez-vous au restaurant tous les trois et avec un ami de Erwan -que je ne connaissais pas- pour le midi. Erwan et moi avions un cours en commun ce qui me fit plaisir. On ne peut se sentir qu'apaisée en sa compagnie. C'est le genre de personne qui ne se prend pas la tête et qui prend la vie comme elle est. La sonnerie retentit et je dus aller à mon cours de français. Je passai aux toilettes avant ce qui me retarda. Je courais dans les couloirs en cherchant ma salle. Dans ma hâte, je percutai un garçon de plein fouet. Encore et toujours ma maladresse habituelle. Des feuilles volèrent et je tombai sur le sol.

- Oh, pardon ! s'écria une voix

Encore un peu sonnée, je ne répondis pas.

- Viens, je vais t'aider à te relever, continua la voix, je suis désolé je ne t'avais pas vue.

On me prit sous les aisselles comme les bébés et on me releva. Je m'appuyai contre le mur afin de reprendre mes esprits. L'inconnu me regarda, l'air ennuyé.

- T'en fais pas. Ça va, j'ai l'habitude.

Je le regardai attentivement. Ses cheveux blonds lui tombaient quelques peu dans les yeux. J'eu le souffle coupé. Il était beau comme un dieu. De ces yeux bleus, il me fixa.

- Tu es la petite nouvelle, c'est ça ?
- Pourquoi vous... vous me qualifiez tous de petite ? marmonnais-je
- Sûrement car c'est la vérité, ricana t-il.

J'étais affreusement en retard mais je m'en fichais. Je voulais rester avec ce beau jeune homme.

- J'espère que tu ne m'en veux pas de t'avoir fait tomber et de plus tu es en retard à cause de moi.
- C'est pas grave, j'ai une excuse... Je suis nouvelle.
- En effet, rit-il, quel chance !

Je me tournai vers lui et lui souris.

- On pourra se revoir ? hasardai-je
- Quand tu veux.

Il me fit un dernier sourire et il partit en courant. Quant à moi, je cherchai ma salle. Quand je l'eus trouvé, j'entrai sans même toquer. Il y eut un grand silence dans la classe et le professeur regarda sa montre.

- Excusez moi, j'ai dus aller au secrétariat pour signer quelques papiers...

Compréhensive, elle hocha la tête et je partis m'asseoir. Pendant le cours, je pensais au beau blond et je me demandai quand est-ce que je pourrai le revoir. Je jetai un coup d'½il à ma voisine. Elle était penchée vers son carnet, ses cheveux roux lui cachant le visage. Je remarquai que c'était une amie de Lindsey. Je tentai de me rappeler son prénom ce qui fut dur vu que cette fille est très discrète.

- Salut, lui chuchotai je, Jenny, c'est ça ?

Elle hocha la tête. Arf. Pas très causante cette fille ! Heureusement, ça sonna. J'étais si en retard que ça ?
Je rassemblai mes affaires et sortis de la salle. Dans le couloir, je sentis un bras se poser sur mes épaules et je constatais que c'était Erwan. Je lui souris et il me fit un clin d'½il. Les deux heures de cours qui suivirent furent d'un ennui total. Lorsque ça sonna midi, j'allai chercher Lindsey à son cours comme on l'avait prévu l'heure précédente. Devant le lycée, Erwan nous rejoignit. En marchant vers le restaurant, je me rappelai qu'il avait invité un de ses amis.

- Dis donc toi... T'avais invité quelqu'un, non ?
- Oui mais il m'a dit qu'il nous rejoignait devant le restau. Hé ho, je l'aurais attendu, je ne suis pas si cruel !
- Vraiment ?
- T'es qu'une méchante.

Il croisa ses bras sur sa poitrine et leva légèrement la tête, comme un enfant à qui on aurait refuser d'acheter un jouet. Je ris et lui demandai comment je pourrais faire pour m'excuser, une pointe d'ironie dans la voix.

- Un bisou là, dit-il en mettant un doigt sur sa joue.

Je me mis sur la pointe des pieds et lui fis un bisou sur la joue. Lindsey rit, amusée par nos gamineries. Arrivés devant le restaurant, je me figeai de stupeur. Le fameux ami de Erwan qui nous attendait n'était autre que l'ange blond maladroit de ce matin.

- Gabi ! Mon pote ! claironna Erwan
- Salut tout le monde.

Je le dévisageai. Aucun doute, c'était bien lui. Gabi ? Un surnom sûrement. Il me regarda et il dut me reconnaître lui aussi car il me fit un sourire en coin. Je me sentis fondre.
La perfection de son visage me rendait sans voix. Nous entrâmes dans le restaurant.
En mangeant, Erwan et « Gabi » parlaient beaucoup de la troupe de filles populaires. A ce que j'entendis, Gabi était lui-même populaire mais n'avait pas la grosse tête comme ces filles. Je tentai de croiser son regard le moins possible. Lindsey dut s'en rendre compte car a la fin du repas, pendant que les garçons s'apprêtaient à commander un dessert, elle me demanda de l'accompagner au toilette. Ce que j'acceptai. Appuyée contre le lavabo, je lui demandai le prénom de « Gabi ».

- Bah Gabriel.
- C'est beau, comme prénom.
- Ouais. M'enfin, vaut mieux pas l'appeler comme sa.

Ce qui expliqué le « Gabi » répétitif.

- Tu le trouves comment ? la taquinai-je
- Gabi est très beau. C'est pour ça que plus de la moitié des filles Du lycée sont à ses pieds. Tu vois, je le connais depuis la maternelle et il n'a jamais pris la grosse tête ni rien. Mais c'est à toi que je devrais poser cette question, vu comme tu le dévorais du regard.
- Il est... très beau. Rien de plus, ajoutai-je en voyant son regard

Elle leva un sourcil et je ris. Je redevins rapidement sérieuse en repensant a un détail.

- Dis Lindsey ... Il est cher ce restau ?
- Non, pourquoi ?
- On va dire que j'ai plus beaucoup d'argent...

Elle me fit les gros yeux et éclata de rire à son tour. J'avais dis quelque chose de marrant ?

- T'en fais pas ! C'était prévu qu'on te l'offre, ce repas.
- Oh, marmonnais-je, merci beaucoup. Je déteste qu'on m'offre quoi que ce soit mais bon. Je vais fermer les yeux cette fois.

Elle me sourit et me pressa la main, un geste affectif.
Nous retournions à notre table. A notre arrivée, les garçons se turent et échangèrent un regard complice.
En retournant au lycée, je me dis que, finalement, mon déménagement ici n'avait pas que des mauvais côtés. J'avais connu des gens extraordinaires.

# Enviado em Segunda 18 Maio 2009 14:28

Modificado em Domingo 06 Setembro 2009 10:25

 
Chapitre 4 :
« Nous étions collés l'un contre l'autre sur l'herbe. »

 Chapitre 4 :« Nous étions collés l’un contre l’autre sur l’herbe. »
Assise sur mon lit, je faisais le point. Depuis que j'étais arrivée à Metz, je m'étais fait deux amis. Lindsey et Erwan. En une semaine, j'étais si proche d'eux que j'avais l'impression d'être ici depuis un bail. Évidemment, je ne connaissais pas qu'eux. Il y avait Jenny. Quand elle arrivait à surmonter sa timidité et sa froideur elle était géniale. Sans oublier le Blond. Mon ange Blond, comme j'aime l'appeler pour l'embêté. Son vrai prénom reflète réellement son surnom. Gabriel –Mais il vaux mieux l'appeler Gabi-. Notre relation est... Comment la définir ? Étrange. Étant lunatique tout les deux, on s'insulte régulièrement. Pourtant sa me plais beaucoup. C'est si différent des autres amitiés que j'ai. Erwan était toujours aussi proche de moi.
Ça faisait une semaine que j'étais aller au restau avec Gabi, Erwan et Lindsey. En rentrant chez moi ce soir là, deux petits monstres blonds m'avaient sauter dessus, s'agrippant a mes jambes. Avec ma maladresse habituelle, je me cassais la figure. Mon père arriva en bougonnant, chopant chacun des mômes qui étaient restaient accroché à mes jambes. Maud m'avait tendu sa main afin de me relevez, l'examinant, je me relevait sans besoin d'aide pensant au matin même quand j'étais rentré dans Gabi.
Mon « frère » et ma « s½ur » étaient à coté de mon père. Je marchais lentement vers eux et m'accroupis afin d'arriver à leur hauteur.

- Salut les bout d'choux.

Tout deux me sourirent ce qui m'encouragea. Soudain, je réalisais que je ne connaissais même pas leur prénom.

- Dis donc, ma jolie, comment tu t'appelles ? Demandais-je à la petite blonde aux yeux bleu azur qui ressemblait énormément à Maud
- Anastasia, bafouilla t-elle, toi c'est Kat, papa nous l'a dit.

Je me tournai vers le petit garçon qui ressemblai comme deux gouttes d'eau a sa jumelle et lui demanda comment il s'appelait.

- Soan, me dit-il en articulant bien chaque syllabe.

La journée se finit habituellement mis à part que je n'étais plus seule, je n'étais plus fille unique. Dans ma tête.
Le lendemain matin étant un samedi, j'avais demandé à mon père de ne pas me réveiller afin de pouvoir dormir un peu. Quand à 9h j'entendis un hurlement et des pleurs, je me réveillai en sursautant. En grognant, je me levai en vrac et descendit directement en bas.

- Non Soan, non ! Va jouer dans ta chambre !
- Mais maman je veux télé !
- Tu regarderas Dora plus tard, Bonhomme.

Je ris légèrement, ma mauvaise humeur déjà oubliée. Face aux yeux de cocker de ce petit ange, je le pris dans mes bras. Ces yeux brillaient encore des petites larmes qu'il avait versées. Je lui fis un bisou sur sa joue douce. Je l'emmenai avec moi dans ma chambre et le posé sur mon lit. J'ouvris mon armoire et lui montrer plusieurs vêtements et lui demandai lequel il préféré. Suivis une bonne séance de chatouillis et je le ramener en bas pour aller prendre ma douche. Ma toilette terminée, j'allai sur l'ordinateur afin d'envoyer un mail a ma mère. La pauvre devait se demander pourquoi je ne lui avais pas envoyé de nouvelles depuis si longtemps. J'en profitais pour me connecter sur Messenger. Erwan me parla directement.

Erwan dit : Salut, sale brune !
Kat dit : Salut vieux gars.

Il ne faut pas croire, on s'adore. En allant sur ma messagerie, je remarquai que ma mère m'avait envoyé 5 mails auquel je n'avais pas répondus. Je ne m'y attardai pas mais c'était sans compter sur Erwan, plus bavard qu'une pie.

Erwan : Tu comptes faire quoi cette après-midi ma jolie ?
Kat : Eh bien, j'avais prévu de faire mes devoirs.
Erwan : Tu rigoles ? Hé ho Kat ! On est samedi. Viens plutôt avec moi au Skate Parc, depuis le temps que je dois te montrer mon talent fou sur un skate !
Kat : Ça va les chevilles ?
Erwan : Elles vont bien ! Alors, t'accepte ?
Kat : Dois-je prendre ça pour un rencard ?
Erwan : Prends ça comme tu veux ! ;) Je passe te chercher à 13h, bisous.

Et il se déconnecta. Je soupirai, finis le mail à ma mère et éteignis l'ordinateur. Ce brun m'étonnera toujours.
A 13h10, je sortis de chez moi et vis Erwan assis sur une des marches devant ma somptueuse maison. Avec horreur, je constatai qu'il tenait un skate à la main.

- Tu es en retard, Kathy Learner !
- Pour 10 minutes, hein !

Il me prit par la taille et me fit une bise sonore sur la joue. Nous marchions jusqu'au Skate Parc, l'endroit préféré du brun quand je lui demandai de ne pas trop faire de truc insensé sur sa planche a roulette.

- Pourquoi, tu aurais la frousse pour moi ?

Je ne répondis pas et rentrai ma tête entre mes épaules. Il ne prit pas la peine de me forcer à répondre. Il commençait à me connaître.
Assise dans l'herbe de la « huitième merveille du monde » comme disait Erwan, je le regardais faire des cabrioles. Parfois, je me cachai les yeux quand il sautait trop haut et sursautai de soulagement quand je l'entendais rire et s'arrêter près de moi.
Il finit par s'asseoir, épuisé. Il y avait une légère brise et je frissonnai. Lorsqu'il me vit grelotter, il enleva sa veste et la mit sur mes épaules. Je le remerciai d'un regard. Le silence régnait ce qui ne nous gênés pas. Il finit par rire.

- Tu as vraiment eu peur, hein ?
- Oui, j'étais terrifiée, marmonnais-je, ironique.

Il me tira la langue et se rapprocha de moi. Nous étions collés l'un contre l'autre sur l'herbe. N'appréciant pas le manque de distance entre nous deux, je me levai. Il dut comprendre car il fit une petite moue. Me prenant le bras, il m'ordonna de grimper sur son skate. Je fis les gros yeux et commencé à m'enfuir mais il fut plus rapide et il m'attrapa. Riant, je grimpai sur son skate en m'accrochant à son tee-shirt. Il me fit rouler doucement. Une maladroite comme moi ne pouvant pas rester sur un engin pareil, je me cassai la figure. Bien sûr, Erwan avait tenté de me rattraper mais il avait agi trop tard et été tombé avec moi. Hilare, il me donna un coup de coude dans les côtes.
M'arrêtant de rire, je vis sur un banc à l'autre bout du parc quelqu'un nous regarder. Sa capuche recouvrant a moitié son visage, je ne le reconnus pas tout de suite. Une des filles qui était avec lui parler mais l'autre ne l'écouté pas. Agacée, elle tira sur sa capuche.
J'émis un petit cri de surprise. Le blond regarda la fille qui, elle, était fière d'elle.

- Erwan, regarde y à Gabi là haut.
- Cool, viens on va le voir.

Il commençait à partir mais je retins son bras.

- Non. Je crois qu'il... nous surveillait.
- N'importe quoi Kat ! éclata t-il de rire, pourquoi tu voudrais que Gabi nous surveille ?

Je me surpris à penser que je le voulais, que Gabi veille sur nous. Mais dans ma tête, le « nous » n'existait pas. Je voulais qu'il veille sur moi. Un si beau garçon me regardait et je perdais les pédales. Pathétique. Je remarquai qu'il n'était qu'avec des filles.

- En plus, il est qu'avec des filles. Populaires en plus.
- Raison de plus pour qu'on y aille !

Non. Je détestais ces filles superficielles. Gabriel était un garçon populaire, certes. De plus, il était magnifique. C'est pourquoi toutes les filles du lycée lui tournaient autour, espérant recevoir un regard. Mais Gabi n'est pas comme ça, à utiliser les filles. Je ne l'ai jamais vu flirter ni même regarder le derrière d'une fille. Il était réservé, toujours dans sa bulle.

- Vas-y sans moi, Erwan. Tu baves à l'idée de parler à Pouffia.
- Mais arrête de l'appeler comme ça, Kat ! Qu'est-ce que tu peux être chiante parfois. Je rêve ou t'es jalouse d'elle ?!
- Être jalouse de ça ?! m'écriai-je, tu m'as bien vue Erwan ? Est-ce que j'ai l'air de quelqu'un qui suis ce genre de fille partout dans l'espoir qu'elle me remarque et me prenne dans sa bande de zombie?! Tu me juges mal, je pensais que tu me connaissais mieux que ça, quand même. Sérieusement Erwan, je m'en vais. A plus !

Enervée, je commençais à partir. Pouffia, ou bien sa « déesse » est la fille la plus populaire du lycée. Le genre de fille qui mette des jupe leur arrivant à ras des cuisses. Lindsey et moi ne l'aimions pas, nous l'avions renommée « Pouffia », ce qui lui va très bien. Il ne tenta même pas de me retenir. Quand je fus à deux pâtés de maison de chez moi, je sentis une main se poser sur mon épaule. Me retournant, je vis Gabriel.

# Enviado em Quinta 28 Maio 2009 17:15

Modificado em Domingo 06 Setembro 2009 10:39