Assise sur mon lit, je faisais le point. Depuis que j'étais arrivée à Metz, je m'étais fait deux amis. Lindsey et Erwan. En une semaine, j'étais si proche d'eux que j'avais l'impression d'être ici depuis un bail. Évidemment, je ne connaissais pas qu'eux. Il y avait Jenny. Quand elle arrivait à surmonter sa timidité et sa froideur elle était géniale. Sans oublier le Blond. Mon ange Blond, comme j'aime l'appeler pour l'embêté. Son vrai prénom reflète réellement son surnom. Gabriel –Mais il vaux mieux l'appeler Gabi-. Notre relation est... Comment la définir ? Étrange. Étant lunatique tout les deux, on s'insulte régulièrement. Pourtant sa me plais beaucoup. C'est si différent des autres amitiés que j'ai. Erwan était toujours aussi proche de moi.
Ça faisait une semaine que j'étais aller au restau avec Gabi, Erwan et Lindsey. En rentrant chez moi ce soir là, deux petits monstres blonds m'avaient sauter dessus, s'agrippant a mes jambes. Avec ma maladresse habituelle, je me cassais la figure. Mon père arriva en bougonnant, chopant chacun des mômes qui étaient restaient accroché à mes jambes. Maud m'avait tendu sa main afin de me relevez, l'examinant, je me relevait sans besoin d'aide pensant au matin même quand j'étais rentré dans Gabi.
Mon « frère » et ma « s½ur » étaient à coté de mon père. Je marchais lentement vers eux et m'accroupis afin d'arriver à leur hauteur.
- Salut les bout d'choux.
Tout deux me sourirent ce qui m'encouragea. Soudain, je réalisais que je ne connaissais même pas leur prénom.
- Dis donc, ma jolie, comment tu t'appelles ? Demandais-je à la petite blonde aux yeux bleu azur qui ressemblait énormément à Maud
- Anastasia, bafouilla t-elle, toi c'est Kat, papa nous l'a dit.
Je me tournai vers le petit garçon qui ressemblai comme deux gouttes d'eau a sa jumelle et lui demanda comment il s'appelait.
- Soan, me dit-il en articulant bien chaque syllabe.
La journée se finit habituellement mis à part que je n'étais plus seule, je n'étais plus fille unique. Dans ma tête.
Le lendemain matin étant un samedi, j'avais demandé à mon père de ne pas me réveiller afin de pouvoir dormir un peu. Quand à 9h j'entendis un hurlement et des pleurs, je me réveillai en sursautant. En grognant, je me levai en vrac et descendit directement en bas.
- Non Soan, non ! Va jouer dans ta chambre !
- Mais maman je veux télé !
- Tu regarderas Dora plus tard, Bonhomme.
Je ris légèrement, ma mauvaise humeur déjà oubliée. Face aux yeux de cocker de ce petit ange, je le pris dans mes bras. Ces yeux brillaient encore des petites larmes qu'il avait versées. Je lui fis un bisou sur sa joue douce. Je l'emmenai avec moi dans ma chambre et le posé sur mon lit. J'ouvris mon armoire et lui montrer plusieurs vêtements et lui demandai lequel il préféré. Suivis une bonne séance de chatouillis et je le ramener en bas pour aller prendre ma douche. Ma toilette terminée, j'allai sur l'ordinateur afin d'envoyer un mail a ma mère. La pauvre devait se demander pourquoi je ne lui avais pas envoyé de nouvelles depuis si longtemps. J'en profitais pour me connecter sur Messenger. Erwan me parla directement.
Erwan dit : Salut, sale brune !
Kat dit : Salut vieux gars.
Il ne faut pas croire, on s'adore. En allant sur ma messagerie, je remarquai que ma mère m'avait envoyé 5 mails auquel je n'avais pas répondus. Je ne m'y attardai pas mais c'était sans compter sur Erwan, plus bavard qu'une pie.
Erwan : Tu comptes faire quoi cette après-midi ma jolie ?
Kat : Eh bien, j'avais prévu de faire mes devoirs.
Erwan : Tu rigoles ? Hé ho Kat ! On est samedi. Viens plutôt avec moi au Skate Parc, depuis le temps que je dois te montrer mon talent fou sur un skate !
Kat : Ça va les chevilles ?
Erwan : Elles vont bien ! Alors, t'accepte ?
Kat : Dois-je prendre ça pour un rencard ?
Erwan : Prends ça comme tu veux ! ;) Je passe te chercher à 13h, bisous.
Et il se déconnecta. Je soupirai, finis le mail à ma mère et éteignis l'ordinateur. Ce brun m'étonnera toujours.
A 13h10, je sortis de chez moi et vis Erwan assis sur une des marches devant ma somptueuse maison. Avec horreur, je constatai qu'il tenait un skate à la main.
- Tu es en retard, Kathy Learner !
- Pour 10 minutes, hein !
Il me prit par la taille et me fit une bise sonore sur la joue. Nous marchions jusqu'au Skate Parc, l'endroit préféré du brun quand je lui demandai de ne pas trop faire de truc insensé sur sa planche a roulette.
- Pourquoi, tu aurais la frousse pour moi ?
Je ne répondis pas et rentrai ma tête entre mes épaules. Il ne prit pas la peine de me forcer à répondre. Il commençait à me connaître.
Assise dans l'herbe de la « huitième merveille du monde » comme disait Erwan, je le regardais faire des cabrioles. Parfois, je me cachai les yeux quand il sautait trop haut et sursautai de soulagement quand je l'entendais rire et s'arrêter près de moi.
Il finit par s'asseoir, épuisé. Il y avait une légère brise et je frissonnai. Lorsqu'il me vit grelotter, il enleva sa veste et la mit sur mes épaules. Je le remerciai d'un regard. Le silence régnait ce qui ne nous gênés pas. Il finit par rire.
- Tu as vraiment eu peur, hein ?
- Oui, j'étais terrifiée, marmonnais-je, ironique.
Il me tira la langue et se rapprocha de moi. Nous étions collés l'un contre l'autre sur l'herbe. N'appréciant pas le manque de distance entre nous deux, je me levai. Il dut comprendre car il fit une petite moue. Me prenant le bras, il m'ordonna de grimper sur son skate. Je fis les gros yeux et commencé à m'enfuir mais il fut plus rapide et il m'attrapa. Riant, je grimpai sur son skate en m'accrochant à son tee-shirt. Il me fit rouler doucement. Une maladroite comme moi ne pouvant pas rester sur un engin pareil, je me cassai la figure. Bien sûr, Erwan avait tenté de me rattraper mais il avait agi trop tard et été tombé avec moi. Hilare, il me donna un coup de coude dans les côtes.
M'arrêtant de rire, je vis sur un banc à l'autre bout du parc quelqu'un nous regarder. Sa capuche recouvrant a moitié son visage, je ne le reconnus pas tout de suite. Une des filles qui était avec lui parler mais l'autre ne l'écouté pas. Agacée, elle tira sur sa capuche.
J'émis un petit cri de surprise. Le blond regarda la fille qui, elle, était fière d'elle.
- Erwan, regarde y à Gabi là haut.
- Cool, viens on va le voir.
Il commençait à partir mais je retins son bras.
- Non. Je crois qu'il... nous surveillait.
- N'importe quoi Kat ! éclata t-il de rire, pourquoi tu voudrais que Gabi nous surveille ?
Je me surpris à penser que je le voulais, que Gabi veille sur nous. Mais dans ma tête, le « nous » n'existait pas. Je voulais qu'il veille sur moi. Un si beau garçon me regardait et je perdais les pédales. Pathétique. Je remarquai qu'il n'était qu'avec des filles.
- En plus, il est qu'avec des filles. Populaires en plus.
- Raison de plus pour qu'on y aille !
Non. Je détestais ces filles superficielles. Gabriel était un garçon populaire, certes. De plus, il était magnifique. C'est pourquoi toutes les filles du lycée lui tournaient autour, espérant recevoir un regard. Mais Gabi n'est pas comme ça, à utiliser les filles. Je ne l'ai jamais vu flirter ni même regarder le derrière d'une fille. Il était réservé, toujours dans sa bulle.
- Vas-y sans moi, Erwan. Tu baves à l'idée de parler à Pouffia.
- Mais arrête de l'appeler comme ça, Kat ! Qu'est-ce que tu peux être chiante parfois. Je rêve ou t'es jalouse d'elle ?!
- Être jalouse de ça ?! m'écriai-je, tu m'as bien vue Erwan ? Est-ce que j'ai l'air de quelqu'un qui suis ce genre de fille partout dans l'espoir qu'elle me remarque et me prenne dans sa bande de zombie?! Tu me juges mal, je pensais que tu me connaissais mieux que ça, quand même. Sérieusement Erwan, je m'en vais. A plus !
Enervée, je commençais à partir. Pouffia, ou bien sa « déesse » est la fille la plus populaire du lycée. Le genre de fille qui mette des jupe leur arrivant à ras des cuisses. Lindsey et moi ne l'aimions pas, nous l'avions renommée « Pouffia », ce qui lui va très bien. Il ne tenta même pas de me retenir. Quand je fus à deux pâtés de maison de chez moi, je sentis une main se poser sur mon épaule. Me retournant, je vis Gabriel.